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Dimanche 18 mai 2008

Xavier Darcos, le « hussard noir de Sarkozy » comme le titrait un hebdomadaire veut passer en force des réformes de l’école qui provoquent la mobilisation des enseignants et des élèves.
Et comme ça ne suffit pas, le Président de la République annonce une loi sur le service minimum : il ajoute ainsi une punition à la punition. Mieux, il veut transférer la responsabilité de la mise en place d’une telle mesure en imposant aux municipalités d’être des « briseurs de grève ». Quel courage politique !

Mais c’est un véritable casse-tête qui se prépare car comment mettre en place une telle mesure ?

Alain « la triture » a une idée : au lieu de mettre du personnel inexpérimenté à garder les enfants, pourquoi ne pas demander au personnel gréviste de l’Education Nationale d’être les surveillants occasionnels pour la municipalité ?

La mise en œuvre est aisée avec une convention type « étude surveillée » à mettre en place, par exemple.
Ainsi :

  • les parents seront réconfortés et rassurés car les enfants seraient pris en charge par des personnes compétentes,
  • les enseignants en grève seraient en partie rémunérés par la mairie pour assurer le surveillance des enfants,
  • la commune recevrait une compensation de l’État (seul hic, pour combien de temps ? On connaît trop bien la pérennité des subventions de l’État),
  • la mairie (surtout celles de gauche) serait débarrassée de ce fardeau anti social,
  • le ministre se vanterait d’avoir imposé le service minimum dans les écoles,
  • le Président de la République pourra se glorifier d’avoir mis en oeuvre son programme inique,
  • les syndicats n’auront ainsi jamais eu un taux de grévistes (rémunérés, rappelons le !) aussi élevé,
  • les C.R.S. seraient contents d’avoir de faibles cortèges à encadrer,
  • … et même le Maire de la commune pourra toujours valoriser l’idée d’un autre !


Que du bonheur ! Tout le monde serait content. A le redire, même le Président de la République jubilerait car les enseignants auront travaillé plus pour gagner plus (là, il y a « triture intellectuelle », je l’accorde !).
C’est un peu comme la baisse de 21% du taux de la taxe d’habitation à Écuelles, on « triture » les chiffres : pour la mairie, c’est transparent mais pour les habitants c’est un cadeau appréciable !

La vie est vraiment belle à Écuelles, n’est ce pas ?

Espérons simplement que les politiques n’y pensent pas sinon il faudra réfléchir à une autre « triture »…

Cet article paraîtra dans le bulletin d’information édité par Écuelles Cap Avenir.

 

Par Alain « la triture » - Publié dans : Le saviez-vous ?
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